Au cours de sa brève mais intense carrière new-yorkaise,
Keith Haring (1958-1990) voulut abolir les frontières entre l'art et la vie quotidienne et rendre son oeuvre accessible à tous.
Dans un Univers foisonnant au style direct,d'une apparente gaieté, s'affirme aussi un combat énergique contre le racisme, la drogue et le Sida.
Par Guillaume Morel.Né en 1958 aux Etats-Unis, Keith Haring est avant tout une personnalité emblématique de son époque, reliant en permanence le milieu artistique au monde de la rue et au public le plus diversifié. Il puise son inspiration dans la société contemporaine, ainsi que dans la musique et la danse de son temps.Que ce soit sur des supports classiques (comme la toile ou le papier) ou des supports plus inattendus (tels qu'une voiture et même le corps de personnalités), l'oeuvre de Keith Haring ne laisse personne indifférent. Au delà de l'apparente gaieté des images, l'artiste nous montre son intérêt pour les grandes préoccupations de son temps : le sida, la drogue, le pouvoir de l'argent,qu'il représente sous forme de symbole : LA PYRAMIDE, métaphore du passé, de l'histoire, LA TELEVISION, la culture de masse, L'ORDINATEUR, le futur, LA SOUCOUPE VOLANTE, dont les rayons viennent remplir les personnages d'énergies positives, LA CROIX , rouge pour la mort, verte pour la vie, LES DANSEURS la fête,la nuit....ou encore les corps transpercés qui font référence à l'assassinat de John Lennon...
LE SIDA!
La lutte contre le sida sera son ultime combat et donnera lieu à des oeuvres terrifiantes mais toujours porteuses d'espoir.Dès 1986, voyant disparaître plusieurs de ses proches , il sait qu'il est menacé << LA vie est si fragile.une ligne très fine nous sépare de la mort.il est clair pour moi que je me déplace sur cette ligne>> note alors l'artiste dans son journal.Lorsque Keith Haring apprend en 1988 qu'il est séropositif, le choc est terrible...
c'est alors qu'en 1988 apprait un nouveau symbole : le démoniaque spermatozoïde à cornes, qui sort d'un oeuf comme un gros insecte et gicle des pénis, comme dans la série de dessins aux allures de bandes dessinées UNTITLED.. << je vis chaque jour comme si c'était le dernier.j'aime la vie>> écrit-il en 1987... l'oeuvre de cet éternel enfant, fauché à trente et un ans, en est la plus belle preuve...
1990....Keith Haring meurt à new-york le 16 février, à l'âge de 31 ans....
respect...le combat continue ===> http://www.haring.com/